mercredi 25 novembre 2009

Ipodtache

Histoire vraie que mes enfants racontent:

Un ado brillant qui s'ennuie en classe cache son occupation ludique sur son cellulaire multi-fonctions avec son sac scolaire qui fait barrage au regard de sa professeure.

"Retire ton sac, dit l'enseignante, je ne suis pas idiote, je sais que tu lis un livre. Montre-le moi."

Le jeune refuse, plus par respect de sa professeure que par peur de confiscation de l'engin.

mardi 24 novembre 2009

Le clavier bien trompé (2)

Aviez-vous vu qu'accent n'a pas d'accent?

Le Chti d'ailleurs n'en a pas, ni le parler dunkerquois, ni l'alsacien qu'il soit du Sundgau ou de Munster, ni le breton et le provençal. D'ailleurs si l'on franchit les limites de la France, ni le Belge, ni le Suisse, ni le Canadien, ni le Luxembourgeois n'en ont non plus. A Monaco, presque si on est un National.

Moi, je viens de le remarquer. C'est en refusant les combinaisons de touches de mon clavier, comme me le conseille l'hispanophone fille de mon beauf (et de sa femme aussi logiquement) qui m'adressa un message une fois lu mon texte de l'autre jour, que je tentai de reconfigurer virtuellement les touches qwerty sans fil en y collant des gommettes correspondant aux enregistrements de ces aigus, graves, chapeaux, deux-points, tildes, crochets lestant la lettre c des cubes de glace, ou ces e dans l'o, dans l'a, et j'en oublie certainement.
Ce faisant, ce bel objet couleur argent au profil moderne qu'une firme informatique dont le logo est une pomme qu'Adam croqua, se transforma en un cadeau de jour des papas, multicolore, avec des inscriptions au feutre qui ont vite subi une mutation baveuse que le frottement des doigts provoqua.

En relisant ce texte, pour en corriger toutes les fautes, de frappe ou d'orthographe, de grammaire, de style ou de saveur, je compris l'absence de besoin des accents, si l'on veut bien se donner la peine de choisir ses phrases descriptives, ses formules elliptiques et autres synonymes, avec imagination.

PS: ce matin du 25 novembre, Anne - qui est ma muse pour cet article - m'envoie le texte suivant de Laurent Le Brun - qui est sans accent mais pas sans faute d'orthographe:


lundi 23 novembre 2009

Big Brother is Green

Le conseil municipal de Tiburon, charmante commune aisée de Marin County, a voté à l'unanimité l'installation de deux caméras de surveillance sur les routes d'accès à cette presqu'île.
Tous les véhicules seront flashés et Maryse, dont l'école se situe sur Paradise Drive, aura droit à sa photo quotidienne ce qui pourrait permettre à un mari jaloux qui soudoierait un employé de Big Brother de vérifier qu'elle ne me raconte pas des bobards quand elle dit qu'elle travaille tard le soir à l'école et que xxxxxxxxxxcensure familialexxxxxxxxxxxxxxxxxxx.

Certes, certains habitants ont exprimé leur opposition à cette video surveillance permanente en mettant en avant le droit à la vie privée, comme ce médecin retraité de 72 ans qui doit certainement avoir une maîtresse à Sausalito pour oser affronter l'évidence: "Si ça peut faire baisser la criminalité, alors je suis pour." dit une jeune femme de 64 ans, agent immobilier, qui tient à ce que son terrain de chasse situé dans l'une des communes les plus huppées du 13ème comté le plus riche des USA maintienne son taux de vandalisme à son niveau infinitésimal actuel. D'ailleurs, l'argument le plus imparable à ce gauchiste de médecin, c'est elle qui l'exprime: "Si tu tiens à ta vie privée, t'as qu'à pas circuler sur une voie publique."
En jetant un petit coup d'oeil sur la carte, on voit combien cet argument est imparable quand on possède un yacht que son capitaine mouille en baie en attendant votre escapade.

Ainsi, avec ce système qui comparera chaque plaque d'immatriculation avec la liste enregistrée des véhicules volés, les malfaiteurs devront-ils venir à vélo, en bus ou en carpool. On se plaint des Américains qui ne font rien contre le réchauffement de la planète, c'est ne pas connaître les initiatives locales.

On se plaint aussi que Big Brother étend sa toile. Et alors? En Grande-Bretagne, le pays le plus video-surveillé au monde, il y a tellement de caméras que les Britanniques manquent d'yeux pour regarder les enregistrements et qu'ils rémunèrent les volontaires qui auront décelé des comportements suspects...

dimanche 22 novembre 2009

Sans accent ou le clavier bien trompé

Tu vas revenir complètement bilingue, sans accent, me disait l'autre matin une amie parisienne au téléphone. Bilingue, c'est peu probable, sans accent, probablement.

Sur SMS comme sur ce blog, je n'aime pas oublier les fioritures de l'orthographe française et me force a ecrire avec les c cedilles où laids axant egus. Evidemment, les claviers américains ne sont pas configurés pour cela et il a fallu installer un deuxième clavier mèdinefrance, le premier au fashionable look Apple pour les emails au propriétaire ou les relances aux déménageurs, le second au profil Auchan dix euros tout ronds, pour ces articles en promo.

Et ce jusqu'à hier où mes enfants m'ont appris les raccourcis du clavier et les joies de l'option ` a, du alt shift c et du bordel comment on fait déjà le tilde et le tréma?
J'ai donc laissé le clavier du jurassique aux chats (quand ils ne préfèrent pas les touches du piano) pour mieux m'énerver sur les triples touches simultanées qui musclent auriculaires et annulaires habitués à se gausser paresseusement des index, pouces et majeurs qui frappent - pqrfpis mqlqdroitement - les touches comme ils le faisaient sur ma vieille machine à écrire au siècle dernier en déclenchant un choc d'une tige métallique ornée d'une lettre forgée sur un ruban noir mal encré pour enfoncer la page blanche d'un caractère baveux, parfois noir, parfois rouge, parfois les deux, sur le même plan que sa lettre voisine pour former un mot, qui s'il était mal orthographié, déclenchait le retour en arrière pour la rature d'une frappe rageuse et répétée de xxxxxxxx - à l'exception du b qui ne voulait pas s'aligner et prenait une hauteur ridicule qui aurait authentifié le coupable dans un roman noir.

Ainsi, en mettant à jour sur ma banque en ligne les catégories des dépenses quotidiennes, ai-je pris soin de bien rechercher les accents aigu et grave du prénom de ma fille aînée pour étiqueter le prix de sa photo de classe. (L'impersonnalisation des rubriques m'empêchant de créer un "Trucs qui traîneront en vrac avec le reste du bazar", je me suis rabattu sur "Children/Toy").
La mise à jour m'a alors été refusée: Please use only letters and numbers.

Après tout le mal que je me suis donné pour décorer ces E nus de minuscules traits de maquillage, se faire jeter par un robot qui ne comprend pas mes accents, c'est de la xénophobie aiguë, c'est grave. Dupond dirait même plus: c'est gråve.

samedi 21 novembre 2009

Pourquoi je n'ai écrit aucun de mes posts


vendredi 20 novembre 2009

Anneau horribilis

Il était une fois un dirigeant d'entreprise qui menait une discussion devant ses cadres au cours d'une réunion à Las Vegas.
Soudain, il blêmit et une pause inopinée fut décrétée.
Alors que les participants s'étaient dispersés dans les couloirs de l'hôtel, on le retrouva à quatre pattes sous les tables, à la recherche de son anneau de mariage qu'il tripotait nerveusement à chaque intervention.

Par compassion pour ce mari confus, quasi divorcé, qui s'imaginait déjà dire piteusement à son épouse incrédule qu'il avait perdu sa bague nuptiale à Las Vegas au cours d'une réunion sur les ambitions commerciales de l'année à venir, tous les cadres se mirent à parcourir en vain la vaste salle de conférence.

L'anneau, lui, était tombé dans un couloir moquetté.

jeudi 19 novembre 2009

Journée mondiale de la philosophie

- Vous avez compris? dit un prof de philosophie
- Oui! répondent quelques rares élèves présents non endormis.
- Alors, c'est que je me suis mal exprimé.

C'est aujourd'hui la journée mondiale de la philosophie organisée par l'UNESCO. 34 pays y participent. Aux USA, une seule manifestation autour du patrimoine catholique. Pas glop pas glop. Je préfère les podcasts de Radio France (notamment "Les nouveaux chemins de la connaissance" qui diffusaient la semaine dernière une série d'émissions sur Kant dont je commence à comprendre enfin quelques notions, 26 ans après une année de terminale où une Kantienne a tenté de nous initier à la philo avec l'indigeste Critique de la raison pure, ou la dernière diffusion du "Mardi des auteurs" consacrée au poète lyrique de l'olympisme grec, Pindare) qui me permettent de survoler en croyant les comprendre quelques notions philosophiques tout en m'évitant de vouloir lire des oeuvres arides qui allongeraient ma liste d'attente de lecture, encombrée d'oeuvres plus futiles.

Extrait du site de l'UNESCO:

États-Unis d’Amérique

St. John Fisher College, Rochester, NY

A l’occasion de la Journée mondiale de la philosophie, St. John Fisher College

organise une série d’activités du 18 au 19 novembre sur le sujet “La

philosophie et le patrimoine catholique”. Après une conférence d’ouverture

par Kathleen Riley (Professeur d’Histoire à l’Ohio Dominican University) sur

le thème Seek Ye First the Kingdom of God and His Justice: Fulton J.

Sheen's Twentieth Century Odyssey”, se tiendront plusieurs tables rondes sur

les sujets suivants :

13.11.2009

a) « L’Héritage Catholique »;

b) « Les racines de l’éducation catholique »;

c) « Esthétique »;

d) « Ethique et logique »;

e) « Justice sociale et éducation catholique »;

f) « Fulton J. Sheen »: projection d’une vidéo sur la vie du célèbre “prêtre de

la télévision” (1895-1979) dont la canonisation est actuellement envisagée

par l’Eglise catholique.

Le discours de clôture sera tenu par James Simpson (Donald P. et Katherine

B. Loker Professeur d’anglais, Université Harvard) sur le thème “La Bible des

mauvaises nouvelles: six paradoxes sombres, dynamiques et dégradants de

la lecture évangélique de la Bible en 16ème siècle ”.

mercredi 18 novembre 2009

Consulat de garde

Incipit
Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Cette phrase sera à méditer pour le lycéen dont il sera question ici lorsqu'il devra trouver un consulat français en pleine nuit.

La semaine dernière, le professeur d'histoire des élèves de première du Lycée Français de San Francisco a demandé à deux élèves, un garçon et une fille, de rester après son cours. Ces deux-là qui rentraient à peine de trois jours de conférences scientifiques organisées par le CNRS au Futoroscope pensaient devoir rattraper des cours ou des devoirs. Or, c'est une proposition de participation au concours général d'histoire en mars prochain qui leur a été faite.

Il se trouve que l'un d'eux vit à la maison. Cette surprenante proposition a donc été l'occasion de mieux comprendre cette épreuve et de voir de l'extérieur combien notre patrie était centralisatrice et peu ouverte.

Je m'explique.
Puisqu'il s'agit d'un concours unique, tous les candidats sont convoqués à la même heure. Cela paraît logique pour vous qui êtes à Paris, Lille, Strasbourg, Marseille ou Nantes. Or, de nombreux lauréats - donc a fortiori de nombreux candidats - sont issus des lycées de Singapour, Shanghai, Londres, Munich, Damas, Tunis, Rabat, Rome, Moscou ou New York (notamment pour les langues). Ça se complique encore plus quand le candidat vient de San Francisco à cause du décalage horaire: l'épreuve commence à neuf heures du matin heure de ministère, c'est à dire en soirée pour les gens de l'Extrême Orient mais à minuit (jusqu'à six heures du mat') pour le Far West.

Courant mars, nous allons donc conduire notre génial fils (génial, ça vient des gènes, pensent les parents) dans la nuit au consulat où les deux lycéens seront surveillés par six professeurs qui se succéderont toutes les heures. ["Six? me disent deux lecteurs pendant le dîner familial, où as-tu trouvé ça?" Comme je pensais que cela venait d'eux, il faut croire que j'ai encore écrit n'importe quoi...].

C'est la mise en pratique de l'égalité des chances. (Version Elite de la Nation - Il y a des exemples plus dramatiques).

Excipit
Ça ressemble à une pièce de Beckett: deux personnages vont attendre longtemps en réfléchissant à l'Histoire du Monde sous la surveillance d'un personnage muet qui change de morphologie à chaque scène dans un décor nihiliste (SF de nuit) pour un but absurde: produire un document qui ne sera (probablement) pas primé, non noté, non corrigé, dont le seul objet est de garnir un CV alors qu'ils auront peut-être dormi sur leur copie toute la nuit. Il reste heureusement le pur plaisir individuel du dépassement de soi et de l'intégration dans le cercle des pépères disparus (le ministère de l'Education Nationale met sur le même plan Daniel Bouton et Charles Baudelaire, Alain Juppé et Jean Jaurès, alors pourquoi pas Thomas G?).

Annexe
Extrait du site de l'Education Nationale:

Historique

Le concours général a été institué en 1744 par l'Université de Paris pour distinguer les meilleurs élèves, à l'initiative de l'abbé Legendre.

Les premiers prix furent décernés en 1747 en Sorbonne. Le concours général s'adressait aux garçons des lycées parisiens, il s'est ouvert aux élèves de province et aux filles en 1924. Limité à l'origine au français, au latin, au grec, à l'histoire, aux mathématiques, à la physique, il s'ouvre en 1981 aux disciplines technologiques et en 1995 au baccalauréat professionnel.

Les lauréats d'aujourd'hui ont d'illustres prédécesseurs

Des hommes politiques : Jean Jaurès, Léon Blum, Georges Pompidou, Jean-Pierre Chevènement, Jean-Louis Bianco, Alain Juppé.

Des scientifiques : Marcellin Berthelot, Louis Pasteur, Laurent Schwartz.

Des philosophes, des écrivains, des hautes fonctionnaires et des chefs d'entreprise : Charles Baudelaire, Jules Michelet, Victor Hugo, Georges Semprun, Régis Debray, André Miquel, Jacqueline de Romilly, Charles de Croisset, Laurence Giovacchini, Éric-Alexandre Hennekine, Émmanuel Schmitt, Daniel Bouton, Philippe Camus, Raymond Lévy.

À qui s'adresse-t-il ?

Le concours général a pour fonction de distinguer les meilleurs élèves et de valoriser leurs travaux avec l'objectif que leur prestation puisse servir de référence à l'ensemble des classes. Il s'adresse aux classes de première et aux classes de terminales des lycées d'enseignement publics et privés sous contrat, aux classes de terminales des lycées d'enseignement professionnel publics et privés sous contrat ainsi qu'aux apprentis en année terminale de formation en centre de formation d'apprentis.

***
Toutes les compositions commencent le matin à 9 heures (heure de Paris) quelle que soit l'heure locale du centre d'écrit, afin que tous les candidats puissent composer simultanément.
[...] Conformément à l'arrêté du 29 mars 2004, le nombre de candidats est limité par établissement et par discipline à 8 % de l'effectif total des élèves des classes de première ou de terminale selon la discipline concernée.
[...] Je souhaite que les élèves candidats soient informés lors de leur inscription des différents points suivants :
- Ce concours a pour fonction de distinguer les meilleurs élèves des classes de première et terminale des lycées.
- Sur proposition des présidents de jury, des récompenses seront attribuées : prix (premier, deuxième et troisième prix), accessits (au nombre de cinq) et mentions (au nombre de dix). Le jury n'est nullement tenu d'attribuer toutes les récompenses possibles. Il peut aussi désigner des ex-æquo. Ces distinctions honorifiques n'ouvrent aucun droit à l'obtention de bourses d'étude et ne dispensent pas des frais d'inscription dans les universités et dans les classes préparatoires.
- Les copies ne comportent ni appréciation, ni note. Les candidats peuvent toutefois, à leur demande, recevoir une photocopie de leur composition, jusqu'à la prochaine session du concours général des lycées, mars 2010.

mardi 17 novembre 2009

(La bibliothèque idéale)

Dimanche en amoureux: on va chez toi ou chez Moe?

La promenade dominicale à Berkeley nous a emmenés par pure curiosité chez Moe, libraire, dont la vitrine désuette et éclectique (des académies françaises du seizième siècle à Philip K Dick en passant par le Pinot Noir) nous a interpelés.
A l'intérieur, les caisses sont menacées par l'éboulement des livres d'occasion qui s'empilent dans un ordre probablement savant que seule une nouvelle de Borges pourrait expliquer.
Le dernier étage, après avoir grimpé l'escalier de secours, au fond du magasin, que décorent à peine quelque reproduction de Matisse délavée ou une affiche d'un meeting aérien à Nice, cache un trésor de livres anciens, dont une bonne part en français comme ces deux tomes des fables de la Fontaine*, deux tomes encore de l'oeuvre de François Rabelais* illustrés par Gustave Doré ou encore Alice in Wonderland* avec de magnifiques illustrations en couleur et les oeuvres complètes de William Shakespeare* en épais pavés qui impressionnent le bourgeois dans une bibliothèque .

Pour plagier une citoyenne ordinaire, je n'ai pas pu sortir de là sans quelques lectures.
(Rien de graveleux sous les livres visibles, juste une pile en attente, une histoire de la laideur, un dictionnaire des papous, le dernier roman d'Hervé Le Tellier, des pièces de théâtre de Paul Fournel, une traduction de Robert Coover, une fabuleuse histoire des légumes (auxquels auraient dû se rajouter Iris Murdoch et les poètes Olav Hakonson Hauge, Pierre Reverdy (que fnac.com appelle Philippe!), Yves Bonnefoy, Octavio Paz, Jacques Réda et Michel Deguy (commandés le 22 août dans une crise de poésie aiguë dont j'ai survécu grâce à La Poste qui m'a sauvé d'une overdose en confondant Mill Valley et Marne la Vallée (depuis, la responsable clientèle de Coudekerque-Branche (route de Furnes) à qui la poste saintongeaise avait probablement transmis ma demande de transfert international cet été (Coudekerque-Branche, célèbre commune du Dunkerquois, doit être le centre du Monde Postal (comme sa voisine Cappelle la Grande est le vice-centre du monde des échecs après Moscou)) nous a présenté ses excuses et remboursé le prix du transfert) retardant la livraison de la marchandise sulfureuse jusqu'à sa date de péremption (c'est à dire probablement hier puisque le colis est parti de Malo les bains le 16 novembre où il avait trouvé refuge à notre ancienne adresse)))... juste de quoi dire que je sais accumuler les parenthèses pour perdre mes lecteurs (en reste-t-il à ce stade? (des lecteurs, pas des parenthèses qui sont nombreuses sur mon clavier (bien qu'uniques)), que je sais lire (au moins le titre), qu'il n'y a ni académicien ni pris con court, que mon temps de commute n'est finalement pas assez long pour écouter la radio en balado-diffusion et lire tous les livres sans attrister la chair/chère* et que vivement la retraite dans une quarantaine d'années si la grippe A H1N1 le permet.)

* A la fin de la recherche d'un titre qui aboutit à celui-ci, en référence à la bibliothèque de Babel de Borges, j'ai poursuivi mon googling pour tomber sur "Pour une bibliothèque idéale", liste de cent oeuvres à lire absolument, choisies par l'un de mes maîtres, Raymond Queneau et me suis aperçu alors que la plupart des auteurs ou des oeuvres nommés dans cet article, auxquels il fallait rajouter Baudelaire - cité hier mais écrit au même moment -, figuraient dans cette bibliothèque idéale si bien qu'un thésard qui voudrait étudier mon oeuvre bloguesque pourrait affirmer sans que je pusse le contester désormais qu'il existe de multiples clins d'yeux - mais moins que de parenthèses - dans mes articles, à l'insu de mon plein gré.

lundi 16 novembre 2009

Menés à la baguette

Nous avions envie de bon pain dimanche, nous avons donc roulé une demie-heure pour acheter deux baguettes à LA FARINE, boulangerie-pâtisserie sur College street, à la frontière entre Berkeley et Oakland, rustic baguette dont les enfants disent qu'elle a le goût de Baugé, où sont nos racines.
Sur la photo, il n'en reste qu'une à l'arrivée, parce que s'il y a a trente minutes à l'aller, il y a au moins autant au retour - bouchons inclus à la sortie IKEA -, ce qui laisse le temps de petit-creuser après un déjeuner thaï léger sur Telegraph Street.
En prolongeant la rue, nous nous sommes baladés dans le campus. A en croire, le panneau d'affichage des activités estudiantines, les générations passent mais l'Etudiant reste toujours aussi actif, quand il ne dort pas sur les pelouses vertes ensoleillées ou dans les cours.
Là, tout n'est que désordre et beauté
Luxure, palme et faculté
(Baudelaire passé de l'autre côté du miroir de Lewis Carroll)
(Is French your first language? dit l'affiche jaune, si oui, arrachez le bout du blog qui contient le numéro de téléphone)